Concert du 60e anniversaire

Concert de gala enregistré en la chapelle de l'OJJA le 11 juin 2010

 
  1. Quand vous serez grands 3'12"  Gilbert Goyet - Guy Morançon
  2. Ume eder bat 2'12" Ignacio Mocoroa
  3. Vetchernij zvon 3'52" Alexander Alabiev - Yvan Kozlov
  4. My Lord what a morning 2'00" Spiritual - arrangement : Otto Groll
  5. Sanctus tiré de la messe des bergers de Provence 3'34" André Poutchy - Guy Morançon
  6. Maria lassù 2'55" Bepi de Marzi
  7. En Bourgogne l'hiver venu 3'28" André Poutchy - Guy Morançon
  8. Mignone allons voir si la rose 2'10 Pierre de Ronsard - Guillaume de Costeley
  9. Jet d'eau 4'00"  André Poutchy - Guy Morançon
  10. Naissance d'une chanson 4'02" André Poutchy - Guy Morançon
  11. Dropo Cortesani 2'37" Bepi de Marzi
  12. L'aqua zè morta 3'35" Bepi de Marzi
  13. La bataille de Béziers 4'28" André Poutchy
  14. Tece voda tece 3'10" berceuse Tchèque - arrangement Gilbert Goyet
  15. La Montanara 2'58" Toni Ortelli - Luigi Picarelli
  16. Le bateau blanc 4'00" André Poutchy - Guy Morançon

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QUAND VOUS SEREZ GRANDS
Gilbert Goyet et Guy Morançon
 
Anna-Magdalena n'avait pas dix mille manières
De consoler un enfant qui s'était mis à pleurer,
Plutôt que de crier aux autres : « Voulez-vous vous taire ? »
Leur disait : « Venez près de moi car nous allons chanter :
Quand vous serez grands, vous ferez des voyages,
Quand vous serez grands, traverserez les mers,
Quand vous serez grands, atteindrez des rivages
D'où vous verrez le ciel et la lune à l'envers,
D'où vous verrez le ciel et la lune à l'envers. »
Magdalena voudrait bien
Emmener Jean-Sébastien
Et toute la ribambelle
À la plage de Hambourg
Pour y barboter et pour
Regarder les caravelles,
Mais il faut quitter la Cour
Et partir pour quelques jours,
Ce qui ne peut que déplaire
Car le Duc craint qu'en chemin
Le maître Jean-Sébastien
Ne soit pris par quelque prince voisin.
        
Quand Jean-Sébastien écrivait sa musique inspirée
Souvent prenait sur ses genoux le petit dernier né
Dans le chahut des instruments de toute la famille
Il composait des arias, des fugues, des motets.
Quand vous serez grands, vous aurez des images
De ces musiciens que vous avez aimé.
Ils vous ont portés vers de lointains rivages
Et tout autour du monde ils vous ont promenés,
Et tout autour du monde ils vous ont promenés.
Magdalena voudrait bien
Emmener Jean-Sébastien
Et toute la ribambelle
Aux limites du faubourg
Pour s'y promener et pour
Voir passer les hirondelles,
Mais il faut quitter la Cour
Au Prince l'on n'a pas pour
Habitude de déplaire,
Car l'on craint que Sébastien
Qui voulait être marin
Ne s'en aille en quelque pays lointain.

Parfois le soir un étranger venait rendre visite
Au musicien qui le priait de rester à souper.
Devant les mille feux des récits qu'il faisait bien vite,
Les yeux brillants, tous les enfants l'écoutant se disaient :
« Si de cour en cour, quelque jour je voyage,
Quand je serai grand, en jouant du violon,  
Je serai alors le plus beau le plus sage
Et l'on me donnera peut-être des bonbons,
Et l'on me donnera peut-être des bonbons. »
 
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UME EDER BAT
Ignacio Mocoroa

Ume eder bat ikusi nuen
Donostiako kalean,
hitz erditxo bat hari
esan gabe nola pasatu parean?

Gorputza zuan liraina eta
oinak zebiltzan airean...
Politagorik ez det ikusi
nere begien aurrean.
 
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VEČERNI ZVON
Alexander Aljabjev
Yvan Koslow

Večerni zvon,
večerni zvon,
kak mnogo dum
navoditon.

I kak ya, snim
navyek prastyas,
tam slýshal zvon
f pasledni ras.
 
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MY LORD WHAT A MORNING
spiritual
Arrgt : Otto Groll

My Lord what a morning,
When the stars begin to fall

You'll hear the trumpet sound,
To wake the nations underground,
Look in my God's right hand
When the stars begin to fall,

My Lord what a morning,
When the stars begin to fall

You'll hear the sinner moan,
To see the righttteous marchin home
Look in my God's right hand
When the stars begin to fall.
 
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SANCTUS
 
 
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MARIA LASSU'
Bepi De Marzi

Tempo fermo nel cielo
mentre viene la sera.
I colori dei prati
nell’amore del sole.

E’ la musica piana,
come il vento del mare,
che ti prende le mani
e le congiunge nell’armonia.

Ave, Maria...

Tempo fermo nel cielo
mentre viene la sera;
può venire la notte,
lungo sogno di Dio.
 
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MIGNONNE, ALLONS VOIR SI LA ROSE
Pierre de Ronsard - Guillaume de Costeley
 
 
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au votre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautés laissé choir !
Ô vraiment marâtre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté.
 
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DROPO CORTESANI

      Dopo cortesani, sul prà del tempo fermo,
No’canta più l’amore, ma sega fermà l’inverno
No’torna primavera, nei prà ze sempre sera
El tempo cava l’core, el vento del dolore.
      Vento nelle mani, o vento tra i capelli.
Ho visto gli occhi chiari,
Come l’acqua dei ruscelli.
Ritorna primavera e canta nella sera.
Ritorna dentro i fiori,  nel tempo degli amori.
 
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L'AQUA ZÈ MORTA
Bepi de Marzi

Varde te intorno.  Varde te intorno ...

Nei prà no so trova piu fiori,
y boschi gà perso la pace.

E l'aqua, e l'aqua, e l'aqua ...

l'aqua ze' morta, ze' morta, ze' morta, ze' morta sta matina! Tutti lo save !
va ma l'aqua, ma l'aqua, ma l'aqua ze' morta, ze' morta, ...
L'aqua ze' morta, l'aqua ze' morta, dispera !

Varde te intorno. Varde te intorno ...
Le strade, le piazze .
Nei prà no so trova piu fiori,
y boschi gà perso la pace.

E l'aqua, e l'aqua, e l'aqua ...
ze' morta !
 
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LA BATAILLE DE BÉZIERS
André Poutchy
 
Pom Pom Pom ...
Bataille bataille bataille,
pourquoi ces champs sont-ils couverts
De cottes de maille et de hauberts ?
Bataille bataille bataille
Pourquoi ces blés à peine roux
Sont ils piétinés par des chevaux fous ?
Il y a des milliers de manants  
  { quittant leurs chaumières
Qui fuient leurs maisons et leurs champs et viennent vers nos murs de pierre
  las las que bien triste est la guerre
Béziers les appelle, Béziers les appelle, Béziers les appelle,  Béziers les attend.
Bataille de Béziers ! Tout ce sang innocent, innocent.

Ils sont venus du Nord sur de fougueux coursiers apportant, apportant la Mort !
Du Languedoc à l'Aquitaine,
Sur nos montagnes et nos plaines,
Dans nos bourgs et dans nos cités
Du Minervois ou de Narbonne,
Du Lauraguais, de Carcassonne,
D'Albi et de maints autres lieux
Où sont là gentes dames et bons hommes
Qui n'ont rien fait de mal à personne
Mais dont la foi s'est enhardie ?
Le pape a dit : « Croisez vous donc compagnons ! Croisez vous donc compagnons !
Croisez vous donc compagnons ! Croisez vous donc compagnons !
À notre foi,
Par grand effroi
Ramenez-moi tous ces Albigeois.

Pom Pom Pom ...
Bataille bataille bataille,
Ne voyez vous pas féroce guerrier :
Simon de Montfort sur ses étriers ?
Bataille bataille bataille,
Tel un océan
Ces noirs chevaliers
Qui battent nos flancs
Sont trois cents milliers.
Pourquoi ces sanglots et ces pleurs  ?
  { parés des vertus des croisades ?
ne sont-ce point là nobles cœurs : chevaliers des croisades ?
  las las que bien triste est la guerre
Béziers les appelle, Béziers les appelle, Béziers les appelle,  Béziers les attend.

Qui a ouvert la porte la porte, qui a ouvert la porte ?
Ce sont truands fournisseurs de ribaudes
Qui avaient dans la ville habiles partisans,
Ce sont truands flanqués de leur maraudes
Qui feignirent querelle avec les habitants !
La la la ...

Pauvre Béziers et pauvres gens subissant le martyre, pauvre vicomte notre sire
De ta prison, entends le pas des croisés qui l'emportent et font de Béziers ville morte

Tuez les tous ! Tuez les tous et Dieu Dieu Dieu reconnaîtra les siens !
Tuez les tous ! Tuez les tous et Dieu Dieu Dieu reconnaîtra les siens !
et Dieu reconnaîtra les siens !
 
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TECE VODA TECE
Traditionnel tchèque

Teče voda, teče,
přes velecký majír,
něhal si ma něhal,
starodávný frajír,

Něhal som ťa, něhal,
dobre ty víš komu,
co ty reči nosí,
do našeho domu.
 
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LA MONTANARA
Là super le montagne, fra boschi e valli d’or,
Tra l’aspre rupiecheggia un cantico d’amor,
« La montanara, ohè ! »
si sente cantare,
« cantiam la montanara e chi non la sa ? » 
Là su sui monti dai rivi d’argento, una campana cosparsa di fior
Era la piccola, dolce dimora di Soreghina la figlia del sol, la figlia del sol.
 
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LE BATEAU BLANC

*    La vieille auberge était déserte,
Et poussant la porte entrouverte, j’entrais.
Assis sur un vieux banc de chêne,
Et leurs deux mains faisant la chaîne,
Etaient un matelot et une fille,
 il était grand elle jolie, et c’est en écoutant la vieille histoire, qu’il lui racontait après boire,
que je compris qu’il lui mentait.

*  Sur mon bateau blanc je t’emmènerai dans un voyage sans équipage
Sur mon bateau blanc je t’emmènerai au vent du large je t’aimerai.
Moi qui connais la belle histoire qu’il y a dans le sac des marins.
Moi qui connais la belle histoire, j’en connaissais aussi la fin.

*  Pendant des jours dans le village,
Je la rencontrai à son bras,
Le matelot était volage, la fille ne le savait pas.  Elle croyait qu’elle était sienne,
Et qu’un jour il l’emmènerait au loin,
Au son des guitares hawaïennes
Vers des pays chauds et dorés.

*  Refrain : sur mon bateau blanc….idem

*  Sur le rivage il n’y a plus
Qu’une fille qu’on n’aime plus
Et rien que le vent qui pousse à la mer
Un tas de souvenirs amers, les siens
Des souvenirs d’un matelot
D’un amour noyé par les flots et rien
Qu’une fille au chagrin d’enfant
Les larmes séchées par le vent
Qui court, qui court les pieds dans l’eau.

*  Vers le bateau blanc, qui l’emportera au loin là-bas,
Vers le bateau blanc qui l’emmènera au loin par-dessus l’horizon,
Vers le bateau blanc qu’elle trouvera là-bas demain,
Vers le bateau blanc qui repêchera son corps dans les courants marins, dans les courants marins, dans les courants marins.
 
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