L'épopée cathare

 

 Face A

  1. La douceur du Midi
  2. Corbleu Ghislaine
  3. Sources de la foi cathare
  4. La chute
  5. Pourra-t-on nous pardonner
  6. Cantique de Saint Dominique
  7. Voici venir le moment
  8. La croisade
  9. La bataille de Béziers
  10. Le roi d'Aragon

 Face B

  1. Enfer et pardon
  2. La bataille du muret
  3. La pâque cathare
  4. Belle Marion
  5. Au ciel
  6. Un  soir de Noël
  7. Sombres châteaux
  8. Avignon clef du midi
  9. L'oubli est au-delà des cieux
  10. La grotte de Lombrives

 

Paroles : André Poutchy

Musique : Marie-Jo Morbelli & André Poutchy

 

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LA BATAILLE DE BÉZIERS
 
Pom Pom Pom ...
Bataille, bataille, bataille !
pourquoi ces champs sont-ils couverts
De cottes de maille et de hauberts ?
Bataille, bataille, bataille !
Pourquoi ces blés à peine roux
Sont ils piétinés par des chevaux fous ?
Il y a des milliers de manants  
                                                                  quittant leurs chaumières
Qui fuient leurs maisons et leurs champs et viennent vers nos murs de pierre
                                                                  las las que bien triste est la guerre
Béziers les appelle, Béziers les appelle, Béziers les appelle,  Béziers les attend.
Bataille de Béziers ! Tout ce sang innocent, innocent.

Ils sont venus du Nord sur de fougueux coursiers apportant, apportant la Mort !
Du Languedoc à l'Aquitaine,
Sur nos montagnes et nos plaines,
Dans nos bourgs et dans nos cités
Du Minervois ou de Narbonne,
Du Lauraguais, de Carcassonne,
D'Albi et de maints autres lieux
Où sont là gentes dames et bons hommes
Qui n'ont rien fait de mal à personne
Mais dont la foi s'est enhardie ?
Le pape a dit : « Croisez vous donc compagnons ! Croisez vous donc compagnons !
Croisez vous donc compagnons ! Croisez vous donc compagnons !
À notre foi,
Par grand effroi
Ramenez-moi tous ces Albigeois.

Pom Pom Pom ...
Bataille, bataille, bataille !
Ne voyez vous pas féroce guerrier :
Simon de Montfort sur ses étriers ?
Bataille, bataille, bataille !
Tel un océan
Ces noirs chevaliers
Qui battent nos flancs
Sont trois cents milliers.
Pourquoi ces sanglots et ces pleurs
                                                        chevaliers des croisades ?    
ne sont-ce point là nobles cœurs :  parés des vertus des croisades ?
                                                        las las que bien triste est la guerre
Béziers les appelle, Béziers les appelle, Béziers les appelle,  Béziers les attend.

Qui a ouvert la porte la porte, qui a ouvert la porte ?
Ce sont truands fournisseurs de ribaudes
Qui avaient dans la ville habiles partisans,
Ce sont truands flanqués de leur maraudes
Qui feignirent querelle avec les habitants !
La la la ...

Pauvre Béziers et pauvres gens subissant le martyre, pauvre vicomte notre sire
De ta prison, entends le pas des croisés qui l'emportent et font de Béziers ville morte

Tuez les tous ! Tuez les tous et Dieu Dieu Dieu reconnaîtra les siens !
Tuez les tous ! Tuez les tous et Dieu Dieu Dieu reconnaîtra les siens !
et Dieu reconnaîtra les siens !
 
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 LA PÂQUE CATHARE

A l’équinoxe de printemps se sont trouvés là-haut, là-haut plus de deux cents,  
Revêtus de robes de lin blanc, ils sont montés au bûcher de la grande pâque.
Deux par deux ils s’en vont au martyre là-haut, ne voulant pas renoncer à leur foi,
Comme  Jésus qui supporta bien pire , et puis tout là-haut les tourments d'une plus lourde croix.

Moi, j’ai honte de n’être pas comte pour porter le fer contre ces fiers barons,
Qui ont fait d’Occitanie la tonte, en suivant leur chef, le cruel Simon.
Mais nul parfait n’aurait la même audace, ils n’ont jamais jamais tenu l’épée.
Ils sont doux et Dieu leur fera place de toute éternité.

Il y a là des dames bien parfaites, trois générations de nobles occitans,
Qui s’en vont au feu faire retraite, tenant par la main, paysans.
Montségur de foi pure et sincère, demeurera foyer le plus ardent,
Car sa Pâque est celle d’une terre que les martyrs ont trempé de leur sang.

A l’équinoxe de printemps se sont trouvés là-haut, là-haut plus de deux cents.

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