Les chansons de la mer

 

 

  1. Le bateau blanc 3'50"
  2. La Lison 3'16"
  3. Si demain je savais la mer 2'30"
  4. Quand vous serez grands 2'30"
  5. La fille du marinier 4'36"
  6. Capitaine Peter 3'22"
  7. Dans la mer baltique 2'02"
  8. Les gitans 2'45"
  9. Hambourg 3'25"
  10. La frégate 1'50"
  11. Au port de Marseille 2'32"
  12. La belle avait des sentiments 2'20"
  13. Viens-tu Sally 3'24"
  14. Tous les pêcheurs de Saint-Malo 2'25"
  15. L'Amadeus 0'51"

 

Paroles : André Poutchy ; musique : André Poutchy et Guy Morançon
sauf  "Si demain je savais la mer" paroles : Claudine Zoller
et "Quand vous serez grands" paroles : Gilbert Goyet ; musique : Gilbert Goyet et Guy Morançon
 

  

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LE BATEAU BLANC

André Poutchy - Guy Morançon

*   La vieille auberge était déserte,
Et poussant la porte entrouverte, j’entrais.
Assis sur un vieux banc de chêne,
Et leurs deux mains faisant la chaîne,
Etaient un matelot et une fille,
il était grand elle jolie,
et c’est en écoutant la vieille histoire,
qu’il lui racontait après boire,
que je compris qu’il lui mentait.


*  Sur mon bateau blanc je t’emmènerai dans un voyage sans équipage
Sur mon bateau blanc je t’emmènerai au vent du large je t’aimerai.
Moi qui connais la belle histoire qu’il y a dans le sac des marins.

*  Pendant des jours dans le village,
Je la rencontrai à son bras,
Le matelot était volage, la fille ne le savait pas.  
Elle croyait qu’elle était sienne,
Et qu’un jour il l’emmènerait au loin,
Au son des guitares hawaïennes
Vers des pays chauds et dorés.

*  Refrain : sur mon bateau blanc….idem

*  Sur le rivage il n’y a plus
Qu’une fille qu’on n’aime plus
Et rien que le vent qui pousse à la mer
Un tas de souvenirs amers, les siens
Des souvenirs d’un matelot
D’un amour noyé par les flots et rien
Qu’une fille au chagrin d’enfant
Les larmes séchées par le vent
Qui court, qui court les pieds dans l’eau.

*  Vers le bateau blanc, qui l’emportera au loin là-bas,
vers le bateau blanc qui l’emmènera au loin par-dessus l’horizon,
vers le bateau blanc qu’elle trouvera là-bas demain,
vers le bateau blanc qui repêchera son corps
dans les courants marins, dans les courants marins, dans les courants marins.

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LA LISON

André Poutchy - Guy Morançon

Quand tu dors je vois dans un songe
Un ange s’approcher de moi,
Me disant la vie est mensonge,
Aussi ne vous éveillez pas !
Je le voudrais, mais je ne peux,
Auprès d’elle je suis heureux.

Mais quelle idée j’ai eu d’embarquer
Sur ce bateau rond avecque la Lison.
Mais quelle idée de prendre la mer
Avec la Lison qu’a la tête à l’envers.

Quand tu dors je vois dans un rêve
Des étoiles dans tes cheveux.
Je voudrais embrasser tes lèvres,
Je le voudrais mais je ne peux.
Je le voudrais mais je ne peux.
Je ne suis pas ton amoureux.

Mais quelle idée j’ai eue près de toi
De chercher l’amour là où il n’y en a pas.
Mais quelle idée j’ai eu avec toi
Sur ce fier bateau de me lancer à l’eau.

Quand tu dors je veille et je tremble
De te perdre au lever du jour.
Tu m’aimes un peu, mais il me semble,
Que cela n’est pas de l’amour.
Je le voudrais mais je ne peux,
Il est trop tard pour être deux.

Mais quelle idée de quitter le quai
A la nuit tombée au lieu de débarquer,
Mais quelle idée de partir si loin
Avec la Lison qu’a pas le pied marin.
Quand tu dors près de moi je pense
Que le destin nous a unis
Dans la candeur et l’innocence
Et de l’amour il m’a puni
Je le voudrais mais je ne peux
Me détacher de tes yeux bleus.

Mais quelle idée j’ai eu un beau jour
De ce vieux raffiot de faire un nid d’amour.
Mais quelle idée de prendre la mer
Avec la Lison qu’a la tête à l’envers. 

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SI DEMAIN JE SAVAIS LA MER

Claudine Zoller - André Poutchy - Guy Morançon

ouam ...
*  Si demain je savais la mer,
Sa vague d’amour est profonde,
En ses remous elle te perd
T’enlace telle beauté blonde.
Si demain je savais la mer
Ma voix porterait sur les ondes
L’arc en ciel de  cet univers
Et dans ce flot moierait le monde.
*  Frisant les roches, elle s’amuse,
Elle crête, ondule, moutonne,
Sous le vent levé qui la ruse
Elle déferle, arrache, tonne…
*  Si demain je savais la mer, etc.
*  Des gerbes d’étincelles fusent
En la crique bleue qui s’étonne,
Où calmée, tu flânes, tu muses,
Mer, tu n’es jamais monotone.
*  Si demain je savais la mer, etc.
*  En sable tu t’infiltres, intruse,
Tu paresses comme lionne.
L’argent de ton corps serpente, use,
En passant par des anémones.

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QUAND VOUS SEREZ GRANDS
Gilbert Goyet et Guy Morançon
 
Anna-Magdalena n'avait pas dix mille manières
De consoler un enfant qui s'était mis à pleurer,
Plutôt que de crier aux autres : « Voulez-vous vous taire ? »
Leur disait : « Venez près de moi car nous allons chanter :
Quand vous serez grands, vous ferez des voyages,
Quand vous serez grands, traverserez les mers,
Quand vous serez grands, atteindrez des rivages
D'où vous verrez le ciel et la lune à l'envers,
D'où vous verrez le ciel et la lune à l'envers. »
Magdalena voudrait bien
Emmener Jean-Sébastien
Et toute la ribambelle
À la plage de Hambourg
Pour y barboter et pour
Regarder les caravelles,
Mais il faut quitter la Cour
Et partir pour quelques jours,
Ce qui ne peut que déplaire
Car le Duc craint qu'en chemin
Le maître Jean-Sébastien
Ne soit pris par quelque prince voisin.
        
Quand Jean-Sébastien écrivait sa musique inspirée
Souvent prenait sur ses genoux le petit dernier né
Dans le chahut des instruments de toute la famille
Il composait des arias, des fugues, des motets.
Quand vous serez grands, vous aurez des images
De ces musiciens que vous avez aimé.
Ils vous ont portés vers de lointains rivages
Et tout autour du monde ils vous ont promenés,
Et tout autour du monde ils vous ont promenés.
Magdalena voudrait bien
Emmener Jean-Sébastien
Et toute la ribambelle
Aux limites du faubourg
Pour s'y promener et pour
Voir passer les hirondelles,
Mais il faut quitter la Cour
Au Prince l'on n'a pas pour
Habitude de déplaire,
Car l'on craint que Sébastien
Qui voulait être marin
Ne s'en aille en quelque pays lointain.

Parfois le soir un étranger venait rendre visite
Au musicien qui le priait de rester à souper.
Devant les mille feux des récits qu'il faisait bien vite,
Les yeux brillants, tous les enfants l'écoutant se disaient :
« Si de cour en cour, quelque jour je voyage,
Quand je serai grand, en jouant du violon,  
Je serai alors le plus beau le plus sage
Et l'on me donnera peut-être des bonbons,
Et l'on me donnera peut-être des bonbons. »
 
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LA FILLE DU MARINIER
André Poutchy - Guy Morançon

La lala lala…
*  La fille du marinier a trébuché dans les herbes mouillées, et toi qui passais, ( bis)
Dés que tu as entendu son cri d’appel éperdu,
Tu t’es élancé dans l’eau noire et glacée.
Est-ce de ta faute, si la rive trop haute
T’a caché l’ endroit où le flot l’entraînait ?
Un amour perdu va à la dérive
Un amour de plus que l’on n’a pas connu.

*  Dés que l’aube est apparue on l’a trouvée à Demi nue sur le mur de pierre
Qui ceint la rivière
Et ceux qui la recherchaient près d’elle t’ont vu couché, penché sur son cœur,
ce cœur qui s’est caché.
Tu as tord d’aimer un cœur qui ne bat plus, et n’a jamais battu pour toi un inconnu.
Pour toi qui l’a tirée de l’eau,
Pour toi qui ne peux dire un mot,
Parce qu’elle a du quitter trop tôt ce jour d’été.

*  Mais moi qui crois aux tourments
Je sais que l’on peut aimer follement, à perdre la tête, lorsqu’ on est poëte.
Ce garçon qui ne dit rien, il faut le prendre comme il nous revient,
Veuf d’une musique et muet de chagrin.
Est-ce de ta faute, si ces 4 ou 5 notes qu’elle a murmurées la mort les a ôtées.
Des filles on en a aimé, des refrains on en a chanté,
Mais une chanson perdue
On en a jamais eu.

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CAPITAIN ’ PETER

André Poutchy - Guy Morançon

*  Capitain’Peter tenez bien la barre
Capitain’Peter tenez bien la mer,
Le bateau s’en va jusqu’aux Baléares,
Le bateau s’en va sous un ciel plus clair.
*  A bord du bateau, il y a 5 frères
Joyaux matelots qui ne craignent rien
Que de faire un jour pleurer une mère,
Qui tremble en pensant au sort des marins
*  Dans les pays chauds il y a des escales,
Et un soit d’été il y fait bon temps,
Et les matelots qu’enfin on régale
Oublient leur Pays et leurs vieux parents.
*  Septembre s’en vient ; où est leur navire ?
L’été s’en ira sans les avoir vus.
Quand souffle le vent, moi je crains le pire,
Et je vais cent fois guetter leur venue.
*  Quand ils sont entrés en poussant la porte,
Ils ont fait silence et ils ont pâli,
Couchée dans son lit, la mère était morte,
Au premier moment qui les réunit.
*  Le vent s’est levé, la tempête gronde,
Et jusqu’à demain où le fossoyeur
Mettra un grand drap sur la tête blonde,
Le vent de la mer glacera leur cœur.
*  Lorsqu’elle fait là, couchée dans la terre,
leur mère, qu’ils avaient portée au bout de leurs bras,
pleurèrent les joncs, pleura la bruyère,
les larmes du ciel ne manquèrent pas.
*  Capitain’Peter tenez bien la barre,
Le bateau s’en va privé de mon cœur.
Capitain’Peter larguez les amarres,
Le bateau s’en va, et l’amour se meurt (bis)

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LA FRÉGATE
André Poutchy - Guy Morançon
 

Là haut sur la frégate
Nous sommes quatre matelots.
Là haut sur la frégate
Quatre qui n'ont pas peur des flots.

Et notre capitaine
Aux cheveux noirs comme corbeau,
Aux façons dignes d'une reine
A l'âme fière et le cœur chaud.

C'est la belle Corinne
Adorée de ses matelots
Qui a un jour pour la marine
Donné son cœur au chef Pierrot

Et lui dans les cuisines
Au flanc du gracieux vaisseau,
Comme un prince il imagine
Des plats pour des festins royaux

Là haut sur la frégate,
Allons vers une île enchantée
Et si jamais le temps se gâte
Rien ne nous fera démâter

Car nous aimons la vie
Et le bon vin à plein tonneaux,
Et si nous vous faisons envie
Venez avec nous sur les flots,
Et si nous vous faisons envie
Venez avec nous sur les flots.

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LES GITANS

André Poutchy - Guy Morançon

Ils ont pris les chevaux gris qui paissaient sous la lune
L'herbe rare qu'ils disputent à un rayon de lune
Sans un mot et sans un cri, trois chevaux ils ont pris
Les Gitans
Ils ont pris le chemin gris qui conduit au rivage
Escaladé les rochers qui dominent la plage
Et gagné l'étroit plateau qui domine la mer
Les Gitans, les Gitans
Nul ne saura pourquoi ils sont venus
Nul ne saura où ils ont disparu
Et on ne les retrouvera jamais en Espagne
Et maintenant près de la mer,
Il n'est plus rien que ce refrain de séguédille
Que chantonnaient les trois Gitans
Quand ils ont pris trois chevaux gris aux crins d'argent
La la la ...

La poussière soulevée par leur galop sauvage
A volé en grains légers jusqu'aux toits du village
Ils ont réveillé trop tôt le hameau qui s'endort
Les Gitans
Et les hommes au saut du lit ont compris l'aventure
Ils ont armé leurs fusils et sellé leurs montures
Ils prennent des racourcis pour rejoindre au plus tôt
Les Gitans, les Gitans
Et au matin ils les ont retrouvé
Pris par les armes et les mains entravées
Ils les amènent à l'Alcade et aux lois de l'Espagne
Et maintenant près de la mer,
Il n'est plus rien que ce refrain de séguédille
Que chantonnaient les trois Gitans
Quand ils ont pris trois chevaux gris aux crins d'argent
La la la ...

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LA BELLE AVAIT DES SENTIMENTS

André Poutchy - Guy Morançon

*  La belle avait des sentiments
Pour un marin de Lorient
Dont l’aventure l’effrayait
Car aux escales le voyait
*  Entouré de jeunes beautés
Qui tour à tour le contentaient.
Et le marin, joli garçon,
Oublierait sa chère Suzon.
*  Jalouse de sa vie en mer
Elle embarqua sur un corsaire,
Car ce bateau suivait de loin
Le navire de son marin.
*  Dans la flotte, vers Bornéo,
Allaient les Anglais dans son dos.
Et sous un habit de garçon,
Prit la mer la belle Suzon.
*  La belle avait des sentiments,
Les matelots chantaient souvent.
Le corsaire serrait le vent,
Soudain l’Anglais fut par devant
*  On se battit à dix contre un,
Criblé de coups, criblé d’embruns
La belle dut sabrer aussi,
Cheveux au vent et sans merci.
* My Godness, dit le Commodore
Des Anglais qui bravaient la mort
Une femme est là à leur bord,
Elle partagera leur sort.
*  Aux galères on la transporta
Enchaînés les pieds et les bras
Alors pleurèrent les marins
Car elle chantait ce refrain :
Belles qu’avez des sentiments
*  Pour les marins de Lorient,
Ne les suivez pas sur les flots,
La gloire n’est pas votre lot.
Belles qu’avez des sentiments
Et jalousie pour vos amants
Faites plutôt de beaux enfants
A vos marins de Lorient

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VIENS-TU, SALLY ?

ANdré Poutchy - Guy Morançon

Que fais-tu Sally sur la grève ?
Là n’est pas ta place, ce soir,
Mais à l’auberge où, sans trêve,
A nos marins, tu verses à boire.
Pourquoi regardes-tu la plage ?
Pourquoi regardes-tu la mer ?
Tu sais bien qu’il a fait naufrage.
Que Dieu le garde de l’Enfer.

Belle irlandaise, aux yeux si doux,
Prenons nos aises, marions-nous.
Je suis d’Ecosse, bon matelot,
Roulant ma bosse dessus les flots.

Qu’attends-tu, Sally, un miracle ?
Celui-là est trop vermoulu.
Quand l’eau recouvre l’habitacle
Les marins ne reviennent plus.
Le vieux curé a dit : j’appelle,
En cette veillée de Noël,
A oublier la mer cruelle,
Pour ne penser enfin qu’au Ciel.

Sais-tu, ma belle, ce qu’est Noël ?
Qui nous rappelle un goût de miel.
Sur mon navire je pense à toi,
Mon cœur chavire, Noël chez moi.
Sally viens, ta mère s’inquiète,
Seule devant ses grands fourneaux.
Pourquoi ce sombre tête à tête
Avec le vent, avec les flots ?
Un client arrive. A cette heure ?
Vers l’auberge il va, suivant l’eau.
Il vient vers nous..il court, tu pleures ?
Jésus, c’est notre matelot.

J’ai fait naufrage, près du Cap Vert,
Presque au rivage, par le travers.
Un beau navire m’a repêché,
Qui, depuis vire, sans relâcher.
Sally, mon ange, embrassons-nous,
Il me démange d’être chez nous.

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TOUS LES PECHEURS DE SAINT MALO

André Poutchy - Guy Morançon

*  Tous les pêcheurs de  Saint-Malo
Ont bien de l’ardeur et du feu au cœur,
Quand ils s’en vont sur leurs bateaux
Tous les pêcheurs de  Saint-Malo.
*  Le temps pour eux s’est mis au beau
pour les pêcheurs de  Saint-Malo.
Il y a des filles et des plus jolies
Massées sur le quai pour les voir s’embarquer.
*  « O gué, o gué, lonla tirelo
tu peux partir le cœur joyeux,
car pour toi seul moi je soupire :
je t’attendrai au coin du feu.
*  Tous les pêcheurs de  Saint-Malo
Peuvent aller jusqu’au bout de la terre ;
Il y a toujours, tout près de l’eau,
Malgré le vent, femme qui les attend.
*  Il y a le sourire des miens,
Le temps passé et le goût du bonheur
D’être à nouveau entre tes bras,
Ton rire enfantin et tes larmes de joie.
*  « O gué, o gué, lonla tirelo
je reviendrai, le cœur joyeux.
Après toi seule je soupire,
Je reviendrai au coin du feu.
*  La la la la la la la la  (bis)
Comm’ les pêcheurs de Saint-malo
Comm’ les pêcheurs de Saint-malo
De Saint-malo

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